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Copenhague sans voiture : une capitale particulièrement facile à explorer autrement

par Bernard
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Cyclistes à Copenhague le long d’un canal près de Nyhavn, illustrant comment se déplacer à Copenhague sans voiture.

Arriver dans une capitale européenne pose souvent la même question : comment se déplacer efficacement sans perdre une partie du séjour dans les transports ? À Copenhague, la réponse est plutôt simple. La voiture est rarement nécessaire. Le centre est compact, les quartiers sont bien reliés et plusieurs moyens de transport permettent d’adapter facilement les déplacements au programme de la journée.

Marcher reste idéal pour le cœur historique, tandis que le vélo permet d’élargir considérablement le périmètre. Pour les distances plus importantes, le métro, les trains et les bus prennent facilement le relais. Même le port possède ses propres bateaux-bus. Cette facilité de déplacement fait partie des nombreuses particularités de la capitale danoise que nous abordons sur ce site, avec nos itinéraires et conseils pour organiser un séjour à Copenhague.

Plutôt que de choisir un seul moyen de transport, la meilleure solution consiste finalement à les combiner selon les quartiers visités.

Commencer à pied dans le centre historique

Pour une première journée, aucune raison de compliquer l’organisation.

Une grande partie des principaux sites du centre peut se découvrir à pied. Les rues autour de Strøget, la place Kongens Nytorv, Nyhavn, le quartier latin ou encore les abords de Rosenborg se trouvent dans un périmètre relativement réduit.

La marche possède surtout un avantage évident : elle permet de remarquer les détails.

Une cour intérieure, un café ou une rue secondaire disparaissent facilement lorsqu’on cherche simplement à rejoindre le prochain arrêt de métro.

Copenhague se prête particulièrement bien aux petits détours. Le centre alterne rues commerçantes, places, canaux et espaces plus tranquilles sans nécessiter de longues distances.

Il est donc souvent inutile de prendre les transports pour gagner quelques minutes.

Utiliser le vélo dès que les distances augmentent

Impossible de parler des déplacements à Copenhague sans évoquer le vélo.

Les pistes cyclables structurent une grande partie de la ville et permettent de rejoindre rapidement des quartiers qui demanderaient une longue marche.

Christianshavn, Vesterbro, Nørrebro, Østerbro ou Frederiksberg deviennent facilement accessibles depuis le centre.

Cette liberté est particulièrement intéressante lorsqu’on souhaite construire une journée autour de plusieurs quartiers plutôt qu’autour d’une succession de monuments.

Le vélo permet également d’emprunter certains itinéraires le long du port et de traverser des ponts réservés ou particulièrement adaptés aux mobilités douces.

Pour un visiteur, il faut néanmoins garder à l’esprit que le vélo est ici un véritable moyen de transport quotidien.

Les pistes peuvent être très fréquentées, notamment aux heures de pointe. Avant de commencer, mieux vaut comprendre les règles principales : rester à droite, signaler ses changements de direction et éviter les arrêts brusques au milieu de la piste.

Une fois ces habitudes comprises, le vélo devient l’une des manières les plus agréables de découvrir la ville.

Ne pas se sentir obligé de louer un vélo

L’image de Copenhague est tellement associée au vélo que certains visiteurs peuvent avoir l’impression de manquer quelque chose s’ils ne montent pas en selle.

Ce n’est absolument pas indispensable.

Une personne qui n’est pas à l’aise à vélo, voyage avec de jeunes enfants ou préfère simplement marcher peut très bien découvrir Copenhague uniquement avec les transports publics.

Le réseau permet justement d’éviter d’avoir à choisir entre louer un vélo et utiliser une voiture.

Le mieux est donc de considérer le vélo comme une possibilité supplémentaire plutôt que comme une obligation touristique.

Une journée en selle peut suffire pour profiter de cette facette de Copenhague, tandis que le reste du séjour sera organisé autrement.

Le métro pour traverser rapidement la ville

Lorsque les distances deviennent plus importantes, le métro est probablement la solution la plus simple.

Le réseau fonctionne jour et nuit et dessert notamment le centre, Frederiksberg, Nørrebro, Østerbro, Nordhavn, Amager ainsi que l’aéroport.

Sa fréquence évite généralement d’avoir à construire précisément ses journées autour d’horaires.

Pour un voyageur, cet aspect est particulièrement pratique.

On peut terminer une visite plus tard que prévu puis rejoindre directement un autre quartier sans attendre longtemps.

Le métro permet également de construire des journées moins linéaires. Une matinée dans le centre peut être suivie d’une promenade à Frederiksberg ou d’une découverte de Nordhavn sans consacrer beaucoup de temps au déplacement.

Dans une ville relativement compacte, quelques stations suffisent souvent pour changer complètement d’atmosphère.

Arriver depuis l’aéroport sans voiture

La simplicité commence dès l’arrivée.

L’aéroport de Copenhague est directement relié au centre par le métro et le train. Le trajet prend environ un quart d’heure selon la destination choisie.

Il n’est donc généralement pas nécessaire de louer une voiture uniquement pour rejoindre son hébergement.

Cette connexion facilite également les courts séjours.

Après avoir récupéré les bagages, il est possible de rejoindre rapidement le centre et de commencer à découvrir la ville sans passer par une agence de location ou chercher une place de stationnement.

Pour un city trip de quelques jours entièrement consacré à Copenhague, louer une voiture apporte finalement assez peu d’avantages.

Prendre le bus pour compléter le réseau

Le métro ne dessert évidemment pas chaque rue.

Les bus permettent alors de compléter facilement le trajet.

Ils deviennent notamment intéressants lorsqu’un quartier ou un lieu se trouve à distance des stations de métro et des gares.

Pour un visiteur, ils présentent aussi un avantage par rapport aux transports souterrains : on continue à observer la ville pendant le trajet.

Lorsque l’on n’est pas pressé, parcourir quelques kilomètres en bus peut donc être plus agréable que de descendre immédiatement dans le métro.

La combinaison fonctionne particulièrement bien : métro pour traverser rapidement la ville, puis bus ou marche pour les derniers kilomètres.

Tester les bateaux-bus du port

Copenhague possède également un moyen de transport nettement plus original : les harbour buses.

Ces bateaux font partie du réseau de transports publics et utilisent le même système de billets que les autres transports.

Ils permettent de rejoindre différents secteurs du port tout en découvrant la ville depuis l’eau.

C’est une alternative particulièrement intéressante lorsqu’un itinéraire passe par Islands Brygge, Nordhavn, Refshaleøen ou certains secteurs du sud du port.

Le déplacement devient alors presque une petite excursion.

Depuis le bateau, les façades historiques laissent progressivement place aux architectures contemporaines et aux anciennes zones portuaires transformées.

Le bateau-bus ne remplace pas nécessairement une croisière touristique commentée, mais il permet de combiner déplacement et panorama.

Explorer un quartier puis changer de mode de transport

La meilleure organisation consiste souvent à utiliser les transports uniquement pour passer d’un quartier à l’autre.

Une fois arrivé à destination, la marche reprend naturellement le relais.

On peut par exemple rejoindre Nørrebro en métro, explorer le quartier à pied puis récupérer un vélo ou un autre transport pour poursuivre vers Frederiksberg.

Le même principe fonctionne autour de Christianshavn.

Après avoir découvert les canaux à pied, un bateau-bus peut permettre de poursuivre la journée vers une autre partie du front de mer.

Cette organisation évite de passer constamment d’un moyen de transport à l’autre tout en limitant les longues marches sans intérêt particulier.

Ne pas rester uniquement dans le centre

La facilité des déplacements constitue surtout une invitation à sortir du périmètre de Nyhavn et de Strøget.

Nørrebro offre une ambiance plus cosmopolite et animée.

Vesterbro mélange restaurants, cafés et anciennes zones populaires transformées.

Frederiksberg se distingue par ses rues plus élégantes et ses grands espaces verts, tandis que Nordhavn permet de découvrir une facette particulièrement contemporaine de Copenhague.

À pied uniquement, vouloir combiner plusieurs de ces quartiers dans la même journée peut devenir fatigant.

Avec le vélo ou le métro, cela devient beaucoup plus réaliste.

C’est probablement l’un des principaux intérêts du réseau de transport : il ne sert pas seulement à gagner du temps, mais permet réellement de découvrir davantage de visages de la ville.

La voiture devient surtout utile pour quitter Copenhague

Pour visiter exclusivement la capitale, une voiture représente souvent davantage une contrainte qu’un avantage.

Il faut gérer le stationnement, comprendre les règles locales et circuler dans une ville largement organisée autour des transports publics et des mobilités douces.

La situation change évidemment si Copenhague constitue le point de départ d’un road trip au Danemark.

Dans ce cas, récupérer une voiture au moment de quitter la ville peut être beaucoup plus logique que de la conserver pendant plusieurs journées sans réellement l’utiliser.

Certaines excursions autour de Copenhague restent d’ailleurs accessibles en train, ce qui permet de repousser encore la nécessité d’une location.

Alterner marche, vélo et transports selon la journée

Il n’existe finalement pas un moyen idéal de visiter Copenhague.

Le matin peut commencer à pied dans le centre historique. Un vélo permet ensuite de rejoindre un quartier plus éloigné, avant qu’un trajet en métro ne ramène rapidement vers l’hébergement.

Le lendemain, la météo ou la fatigue peuvent conduire à privilégier uniquement les transports publics.

Cette souplesse est précisément ce qui rend la capitale danoise particulièrement agréable à découvrir sans voiture.

Plutôt que de passer une partie du séjour à réfléchir au stationnement ou aux itinéraires routiers, on peut adapter les déplacements presque spontanément.

Et cette organisation correspond finalement assez bien à Copenhague : une ville où le trajet entre deux visites peut faire pleinement partie de la découverte.

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